Les 12 erreurs qui « plombent » une collecte de fonds en crowdfunding pour financer votre film!


Projet Papillon Noir

Les 12 erreurs à ne pas commettre quand on fait une campagne de collecte de fonds en Crowdfunding (participatif) pour financer son film!

Suite à mon expérience de Campagne de Collecte de Fonds en Crowdfunding pour un film long métrage, je vous fais part des choses intéressantes que j’ai apprises. J’espère que ça vous permettra de bien méditer sur votre projet avant de le mettre en ligne.

 

 

  • Lancer sa campagne et s’occuper d’autre chose en même temps et croire que ça va aller tout seul. Quand on lance une campagne, il faut s’y consacrer totalement et ne faire que ça pendant toute la durée de la campagne.

 

  • Chercher à convaincre un large public avant d’avoir réussi à convaincre son premier cercle de contacts, comme les amis, son entourage, la famille, etc….Un public qui ne vous connaît pas dans la vie réelle ne peut être convaincu par votre projet, surtout la collecte est au niveau zéro, si vous n’avez pas réussi à convaincre des gens qui vous connaissent personnellement.

 

  • Ne pas avoir travaillé suffisamment sa stratégie de communication avant la validation de votre projet sur la plateforme de collecte de fonds. Sensibiliser votre entourage, vos contacts facebook ou autres au moment où votre projet est en ligne, c’est déjà trop tard pour en parler. Je pense que bien avant la mise en ligne du projet, il faut en parler autour de soi quand vous allez à votre vidéo club préféré pour louer un film, les magasins en faisant vos courses, votre coiffeur, etc…tout commerçants qui ont accès à une clientèle pouvant favoriser un bouche à oreille. N’oubliez pas que la durée de la collecte est limitée dans le temps et que chaque jour qui passe est un jour perdu si personne n’investit dans votre projet. Donc, j’en arrive à la conclusion qu’il faut en parler bien avant pour faire en sorte que le jour de la mise en ligne du projet, vos contacts soient tout « chauds » pour déjà miser 20 euros et faire décoller la campagne dès le premier jour!

 

  • Laisser la réussite de la campagne dépendre trop de la solidarité des artistes concernés par le projet. (acteurs, techniciens, figurants, etc…) En effet, j’ai découvert que la plupart des artistes ne sont pas solidaires entre eux. Pendant la collecte que j’ai soutenue pour un projet de film long métrage, il y avait beaucoup de likes, de partages de la part des acteurs du projet, (et c’est déjà bien!) mais aucun ou si peu (et je remercie ceux ou celles qui ont apporté leurs participations.) n’ont misé 5, 10, ou 20 euros sur le projet. La SOLIDARITE n’est pas la qualité première qui les caractérisent! Mais, heureusement, la bonne nouvelle, c’est que le sens de la solidarité peut s’apprendre, se travailler et se développer pour en faire une QUALITE qui peut faire avancer tout le monde en même temps!

 

  • Ne pas dire « Donnez des sous! » ou « Misez de l’argent pour le projet! » ou des propos de ce genre, car ça ne marche pas! 

 

  • Ne pas proposer des contreparties intéressantes. Dans l’exemple de la campagne que j’ai soutenue, je me demande encore si les contreparties que nous avions proposées étaient suffisamment attrayantes!

 

  • Ne pas avoir recours aux compétences d’une attachée de presses! On ne s’improvise pas expert en marketing ou professionnel en rédaction de communiqués de presses pour faire connaître son projet médiatiquement. Autant déléguer ce genre de compétence à quelqu’un qui a ce savoir-faire.

 

  • Vouloir tout faire tout seul! Convaincre les gens, répondre aux questions de chaque personne, répondre aux e-mails, tout en cherchant des sponsors, faire des interview avec des journalistes, etc…Si vous arrivez à faire tout ça en même temps et tout seul, faites-moi signe et mettez un commentaire sous cet article, je vous tirerez mon chapeau.

 

  • Ne pas faire de vidéos virales (qu’on partage spontanément!) pour expliquer le projet. Allier par exemple humour et contenu sur le projet.

 

  • Ne pas faire appel aux partenaires avant que le projet ne soit en ligne pour en faire un événement sur lequel tout le monde se jette au moment où il devient officiel.

 

  • Ne pas faire de rencontres réelles avec le public pour parler du projet. (Salon, festival, réunions avec les habitants de la ville dans laquelle le film va se tourner dans un Centre Culturel, par exemple.) Ne pas distribuer des flyers partout autour de soi est une erreur.

 

  • Ne pas démarcher les sponsors potentiels. Ce n’est pas sur facebook, ou autres réseaux sociaux qu’on les trouve, mais il faut être proactif et se déplacer pour les rencontrer. Par e-mails ça ne marche pas non plus!

 

Voilà les erreurs que j’ai identifiées lors de mon expérience de Crowdfunding. Si vous en connaissez d’autres, si vous avez eu une expérience de collecte de fonds qui a réussi ou non que vous souhaitez partager avec nous sur ce blog, laissez votre commentaire ci-dessous! Merci d’avoir lu jusqu’au bout!

Dites-moi ce qui aurait pu vous inciter à investir sur le projet de film lors de la campagne de collecte de fonds!

Ecrivez-moi dans les commentaires ci-dessous!

Si vous avez raté la campagne de collecte de fonds cliquez ci-dessous pour DECOUVRIR  la page du projet sur la plateforme consacrée aux financements participatifs.

Cliquez ici pour voir la page du projet et donner votre avis!

 

© Christophe WEIGERT

10 commentaires

  • Riplay Radio dit :

    « Ne pas démarcher les sponsors potentiels »
    Ok mais comment fait on pour démarcher lorsqu’on a une idée de qui pourrait s’avantager à participer au financement? Les sponsors sont des marques où on n’a pas accès aux décideurs facilement, ça passerait par téléphone mais là contrairement à un mail, ce n’est pas aisé d’exposer son projet.

    J’ai justement essayé de démarcher une marque très connue pour sponsor de mon projet car celle ci peut montrer ses créations, je garde l’idée et je passerai par la production, qui elle a déjà un nom.

    Pour ce projet par exemple, j’imagine mal un sponsor, vu que le film est diffusé une fois sans garantie d’être édité en DVD.

    Article intéressant. ; )

    • Merci à toi Riplay.

      Moi, ce que je ferais, si dans ton cas tu as plus de facilités pour joindre les sponsors par téléphone, je ne parlerais pas du projet à ce stade-là. Par téléphone, tu peux dans un premier temps obtenir un rendez-vous, et c’est à ce rendez-vous que tu peux parler de ton projet.

      Il faut être sûr d’obtenir toute l’attention de ton interlocuteur, donc, au téléphone, ce n’est pas une bonne idée. Mais face à face tu sais que si tu séduis par ton projet, il n’en aura pas perdu une miette. Si je prends un exemple que j’ai vécu, à la banque et j’attendais mon tour pour aller au distributeur de billets. Je remarque qu’il n’y a personne au guichet de renseignements.

      Comme je suis toujours attentif aux opportunités pour optimiser mon temps, je me suis dit « En attendant que le distributeur se libère, je vais me renseigner pour un truc. » Et je me suis approché du guichet et j’ai demandé comment je pouvais contacter le service sponsoring de la banque?

      La dame m’a donné l’adresse e-mail, le nom du responsable du service sponsoring et l’adresse du siège social de la banque. C’est aussi simple que ça! Toutes les grosses entreprises ont leur service « sponsoring ». Voilà déjà une bonne piste!…;)

    • Au fait, n’oublie pas de partager sur facebook par exemple ou G+1 si tu as aimé l’article! Merci à toi et encore bon courage pour ton projet!

  • Véronique dit :

    Bonjour Christophe,
    Comme le financement participatif n’a pas abouti, qu’en est-il de la finalisation du film? Allez-vous le terminer quand même sans ces 5500 euros, ou allez-vous relancer le crowfunding?
    C’est vrai que les compensations des petites sommes n’étaient pas assez intéressantes:-), le « merci sur cette page » aurait pu être le « merci au générique » :-).
    Belle journée.
    Véronique

    • Excellente remarque! Merci je réfléchirai pour les prochaines collectes que je prépare pour le premier court métrage produit par ce site enfin! Car vous le savez tous maintenant, je veux tourner des films avec les inscrits dans la liste de comédiens. J’ai une question Véronique, le « merci » au générique du film vous semble plus intéressants pour les petites sommes? Merci pour ce retour Véronique, toutes les remarques et suggestions sont les bienvenues. Jamais je ne me fâcherai pour une critique si elle est constructive et pas écrite pour « casser ». Avis à ceux qui veulent donner leurs opinions! Comment vous avez trouvé la campagne de collecte? Qu’est-ce qui vous aurait incité à investir sur le projet. Pour répondre à votre Véronique, le film ne sera pas abandonné, il se fera. On ne lâche rien! Il sera même inscrit dans les festivals! Je vous tiendrai au courant si vous voulez. Je ferai d’autres articles pour vous permettre de suivre l’actualité du film! Encore merci pour vous commentaire.

  • Véronique dit :

    Rebonjour Christophe,
    Oui, le « merci au générique » est plus attirant, à mon sens:-). Cela peut créer comme un lien d’appartenance avec le film, « moi aussi j’y ai participé », …
    Et comme l’investissement n’est pas énorme, le public se laisserait sans doute tenter plus facilement. Il ne faut pas négliger non plus l’impact négatif que peut jouer la morosité ambiante au niveau financier ou sécuritaire. Le contexte n’incite guère à un investissement conséquent dans un projet culturel.

    Question quand même: n’existe-t-il pas des subsides accordés par la Communauté française pour soutenir votre type de projet? Peut-être exploiter toutes les aides possibles avant de faire appel à la générosité du public?

    • Christophe dit :

      Oui, il y a des subsides de la Communauté française pour les film, mais, le problème, c’est que tout le monde fait ça. Je ne connais pas mal de producteur qui ne produisent pas autant de films de fiction court métrage qu’ils voudraient et ont l’impression d’avancer au ralenti. Ils ont souvent la frustration de voir leur projet pourtant de qualité, être refusé. De plus, le budget de plus en plus limité de la Communauté fait que les films sont de moins en moins aidés. Il faut trouver autre chose, ou quelque chose en plus pour produire! Merci pour ta question.

    • Maintenant, pour parler du projet « Papillon Noir », le crowdfunding était une solution parce que ce style de film n’aurai pas plu à la Communauté française, ils n’aident pas ce genre de film. C’est pour ça que depuis des années, en Belgique, on nous sert toujours le même genre de film!…

  • Miah dit :

    Bonjour, c’est bien la première fois que je lis un article avec ce thème. Bravo à l’auteur. C’est vrai que la plupart des erreurs ne viennent pas de la plateforme mais des porteurs de projets. Parfois, on est juste trop pressé d’obtenir les fonds nécessaires en ne faisant plus attention aux règles de base. Pour nous à Madagascar, nous n’avons qu’un seul projet de réalisation d’un grand film, http://social-plusplus.com/ ;Espérons qu’on va atteindre le montant.
    Bonne courage à tous

    • Merci pour votre commentaire. Et je vous souhaite bonne chance et bon courage pour votre projet car c’est une démarche qui prend beaucoup de temps mais ça en vaut la peine quand cette démarche est un succès! Tenez-nous au courant dans les commentaires sur ce blog, merci.

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